Le cinsault est un cépage rouge du sud de la France qui donne des vins clairs, fruités et peu tanniques. Longtemps cantonné aux assemblages et aux rosés, il séduit de nouveau les vignerons qui cherchent des rouges frais et digestes, capables de supporter la chaleur.
Le Cinsault est un cépage rouge qui tient une place majeure dans le vignoble méditerranéen français. Présent en Provence, dans le Languedoc et le Roussillon, il est apprécié pour sa résistance à la chaleur et sa productivité généreuse. Longtemps déconsidéré au profit de cépages plus structurés, le Cinsault connaît aujourd’hui un retour en grâce notable grâce aux vignerons naturels qui lui redécouvrent un potentiel étonnant.
Le style des vins issus du Cinsault
En tant que cépage méditerranéen, le Cinsault donne des vins à la robe claire, au fruité éclatant de fruits rouges (cerise, fraise, grenadine) et à la bouche légère, peu tannique et très rafraîchissante. Ces caractéristiques font du vin léger Languedoc issu de Cinsault un compagnon idéal des repas estivaux, servi légèrement frais. Il entre également dans la composition de nombreux rosés provençaux.
- Robe à reflets violets, transparente et lumineuse
- Arômes de fruits rouges frais, floraux et poivrés
- Bouche légère, tannins soyeux, finale fraîche
- Excellent en macération carbonique (style Beaujolais)
Le Cinsault est aussi le parent, avec le Pinot Noir, du cépage sud-africain Pinotage. Ce lien génétique illustre son adaptabilité et son potentiel mal exploité pendant des décennies. Les amateurs de vins naturels et de cépages méditerranéens oubliés ont remis ce raisin à l’honneur, avec des cuvées bluffantes de fraîcheur et de digestibilité.
Un cépage d'assemblage
Dans les appellations du Languedoc, de la vallée du Rhône méridionale et de Provence, le cinsault entre souvent dans des assemblages aux côtés du grenache, de la syrah, du mourvèdre et du carignan. Il y apporte de la souplesse, du fruit et de la fraîcheur, là où ses partenaires donnent la structure et la couleur. Sur les schistes de Faugères, terre de syrah et de grenache, il complète ainsi des rouges plus charpentés. Les rosés de Provence lui doivent une part de leur finesse et de leur pâleur, car ses baies peu colorées donnent des jus délicats.
Dans la vigne
Le cinsault produit de grosses grappes de baies charnues et supporte bien la sécheresse, ce qui en fait un allié face aux étés de plus en plus chauds. Sa productivité, autrefois exploitée pour des vins de volume, demande à être maîtrisée pour obtenir des vins concentrés : les vieilles vignes, aux rendements naturellement faibles, donnent les cuvées les plus intéressantes. Les vignerons en biodynamie, comme au Clos Maia, avec ses grenaches et mourvèdres, explorent ce potentiel avec des vinifications peu interventionnistes.
À table
Un rouge de cinsault se sert frais, comme un vin de soif : il accompagne la charcuterie, les grillades, les tians de légumes, les poissons grillés et la cuisine du marché. En rosé, il se marie avec la cuisine méditerranéenne, l'aïoli ou les salades composées. Ceux qui aiment les vins du Midi plus aromatiques pourront découvrir le muscat et ses vins doux naturels, autre cépage emblématique du Sud. Avec modération.
