Le camarelet est un cépage blanc extrêmement rare, cultivé sur quelques hectares dans le piémont pyrénéen, principalement en Béarn et en Jurançon. Ses grappes compactes et ses baies à peau fine donnent des vins aux arômes de fleurs blanches, d'agrumes frais et d'herbes aromatiques. Le cépage entre généralement en assemblage avec le gros manseng, le petit manseng et le courbu, contribuant légèreté et finesse aromatique à des assemblages dominés par des cépages plus concentrés.
Botanique, histoire et aire de culture
Le camarelet appartient à la famille des cépages autochtones du Sud-Ouest pyrénéen, comme le lauzet, le raffiat de Moncade ou le courbu blanc. Sa culture a failli disparaître au XXe siècle avec la mécanisation et la spécialisation des vignobles. Quelques vignerons conservateurs, notamment dans le Jurançon et les Côtes de Saint-Mont, ont maintenu des pieds anciens en francs de pied. Le cépage est sensible à la pourriture grise en raison de la compacité de ses grappes, ce qui justifie son abandon progressif au profit du plus résistant petit manseng.
Dégustation et accords
En dégustation, le camarelet pur ou dominant livre un nez délicat de fleur d'acacia, de citron vert et d'herbe coupée. La bouche est légère, presque aérienne, avec une acidité fraîche et une finale courte mais nette. En assemblage, il apporte de la finesse au jurançon sec sans en altérer la minéralité. Les accords les plus pertinents : huîtres de l'Arcachon, ceviche de bar, fromage frais de brebis, carpaccio de saint-Jacques. Servir à 9°C pour préserver l'arôme floral et la vivacité du cépage.
- Béarn et Jurançon, quelques dizaines d'hectares seulement
- Assemblage avec gros manseng, petit manseng et courbu
- Sensible à la pourriture grise, culture en voie de marginalisation






