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Beychevelle 2001, élégance et finesse à Saint-Julien

Le Château Beychevelle 2001 est un saint-julien du Médoc issu d'une propriété classée quatrième grand cru selon le classement officiel de 1855. Ce millésime, longtemps resté dans l'ombre de 2000, est aujourd'hui un vin à maturité, apprécié pour son élégance et la finesse de ses tanins.

Le Château Beychevelle prix reflète le prestige de ce quatrième grand cru classé de Saint-Julien, l'une des appellations les plus prestigieuses du Médoc. Le millésime 2001, souvent éclipsé par le célèbre 2000, offre pourtant un vin d'une élégance classique, fidèle au style de la propriété : fruit mûr, tannins fins, équilibre entre puissance et finesse. Le château, reconnaissable à sa proue de navire et ses jardins à la française, produit un vin à son image, racé et harmonieux.

Beychevelle, un nom venu de la Gironde

Le nom du château est traditionnellement rattaché à l'expression gasconne qui signifie « baisse la voile » : les navires qui remontaient l'estuaire de la Gironde devant la propriété saluaient ainsi le seigneur des lieux. Cette histoire explique le navire à tête de griffon qui orne l'étiquette. La propriété se trouve à l'entrée sud de l'appellation Saint-Julien, sur des croupes de graves qui descendent vers l'estuaire, la même géographie qui fait la réputation des grands vins du Médoc.

Dégustation du Beychevelle 2001

À la dégustation, le Saint-Julien Beychevelle vin 2001 révèle une robe grenat évoluée aux reflets tuilés. Le nez s'ouvre sur le cassis, le cèdre, le cigare, la truffe et une touche de terre humide, signes d'une évolution harmonieuse. En bouche, l'attaque est soyeuse, les tannins fondus et veloutés, le milieu de bouche d'une fraîcheur remarquable pour un vin de plus de vingt ans. La finale persiste sur le graphite, le cacao et les fruits noirs. Un vin à maturité, prêt à boire.

  • Assemblage : cabernet sauvignon 50 %, merlot 45 %, petit verdot 5 %
  • Terroir : graves gunziennes profondes, Saint-Julien
  • Élevage : 18 mois en barriques, 50 % neuves
  • Accord : filet de bœuf en croûte, selle d'agneau, fromages affinés

Saint-Julien et le classement des grands crus du Médoc

Saint-Julien est l'une des communes du Haut-Médoc dont les vins portent l'appellation à leur nom, entre Pauillac au nord et Margaux au sud. Elle est réputée pour l'équilibre de ses vins, souvent décrits comme un compromis entre la puissance de Pauillac et la finesse de Margaux. Le classement de 1855, établi selon les cours des vins pour l'Exposition universelle de Paris, a hiérarchisé les grands crus du Médoc en cinq rangs ; il n'a presque pas changé depuis. Le rang de quatrième cru classé ne dit pas tout de la qualité actuelle d'un vin, mais il témoigne de l'ancienneté de sa réputation.

Servir et garder un bordeaux de cet âge

Un grand bordeaux d'un certain âge a souvent formé un dépôt. Il se redresse la veille ou quelques heures avant le service, puis se carafe délicatement, à la lumière d'une bougie ou d'une lampe pour arrêter le versement quand le dépôt arrive au goulot. Le carafage doit rester court, les arômes d'un vin évolué étant fragiles. La température de service idéale reste celle d'une cave un peu tempérée, plus fraîche que celle d'une pièce chauffée. Les bouteilles encore en cave se conservent couchées, à l'abri de la lumière et des variations de température.

Pour un millésime comme 2001, il est prudent d'ouvrir une première bouteille pour juger de son évolution avant de décider du sort des autres : certaines bouteilles, mieux conservées, peuvent encore attendre, d'autres sont à boire sans tarder.

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Le même millésime peut se comparer au Château Pontet-Canet 2001 à Pauillac, voisin plus puissant. Pour la rive droite, le Château La Gaffelière, grand cru classé de Saint-Émilion, montre un autre visage du Bordelais, dominé par le merlot et le cabernet franc.

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